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Publié il y a 2 mois

Tabor News Décembre 2025

DK
par Denis Kennel

NOËL, LA NAISSANCE D’UN SERVITEUR SOUFFRANT…

« Qui a cru à la nouvelle que nous avons apprise ? Qui a reconnu la puissance du SEIGNEUR ? Devant le SEIGNEUR, le serviteur a grandi comme une petite plante, comme une racine qui sort d’une terre sèche. Il n’avait ni la beauté ni le prestige qui attirent les regards. »                        (Es 53.1-2)

 

Chaque année, nous fêtons sa naissance. Naissance d’un Roi, le Dieu Tout-puissant qui, incarné, vient établir son Règne sur la terre. À l’époque de Jésus, les Juifs attendaient le Messie. Avec des attentes diverses quant à la manière dont ce Messie agirait : pour certains, Dieu vengerait Israël en le libérant de ses ennemis ; d’autres attentaient une réalisation littérale du Psaume 2 : Israël sous la conduite de son Messie briserait les nations avec un sceptre de fer (Ps 2.9) ; d’autres encore soupiraient après la restauration d’un état politique théocratique... Autant d’attentes pas si éloignées de celles que nous nous forgeons parfois aujourd’hui encore, plus ou moins consciemment, en tant que chrétiens – le nationalisme « chrétien » ayant en effet encore de beaux jours devant lui... 

Bien sûr, le Christ est Roi. De la descendance de David, ce n’est pas rien ! C’est par lui que se réalise la promesse de l’accomplissement du Règne de Dieu, de son Royaume éternel. Mais voilà, ce que nous oublions parfois, c’est que ce Règne commence... dans une étable ! Le Messie sera un Roi bien particulier. Car l’image de roi peut être bien trompeuse, ambigüe : symbole de force, de pouvoir, de richesse, d’oppression... Or, l’enfant de Bethléhem ne sera pas un roi comme les autres : pas un roi qui vient pour faire la guerre, – ni même seulement la justifier –, pas un roi qui vient pour s’imposer et dominer, ni pour restaurer un état ou une nation terrestres. Non, il vient, il est venu dans la simplicité et dans l’humilité, selon la figure annoncée par le prophète Ésaïe dans ces merveilleux textes qu’on a appelé les « Poèmes du Serviteur » (És 42.1-9 ; 49.1-7 ; 50.4-11 ; 52.13–53.12) – dont nous avons un extrait ci-dessus. 

Le Roi est venu pour servir, souffrir, donner sa vie. Il a en cela montré le chemin de la vie, de la vraie vie : un chemin sur lequel il nous invite à le suivre, en pratiquant la paix, la justice, en accueillant le pauvre et l’étranger... « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que l’Éternel demande de toi. C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu. » (Mi 6.8)

Fêter Noël sans avoir cette image du Roi-serviteur à l’esprit, né pauvre, étranger, c’est passer à côté du sens profond de sa venue ! Alors, dans ce temps de l’Avent pendant lequel nous nous préparons à fêter sa naissance, puissions-nous, – dans nos pensées, nos actes –, ne pas passer à côté de l’essentiel ! 

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